Histoire

La Création de la paroisse réformée

Résumé

Depuis le rattachement de l’Église libre évangélique à la Table vaudoise en 1875, l’Église de Nice a développé plusieurs œuvres pour les ressortissants d’origine italienne. Présidée par un pasteur italien certains membres en viennent à souhaiter une Église « purement » française. La politique extérieure de la France tend à stigmatiser l’Italie, à Nice qui subit une crise économique importante, se développe une « italianophobie ».

Un groupe s’est constitué (le Comité protestant français – CPF) au sein de l’Église vaudoise de Nice en 1899 pour fonder une « Église réformée française et non plus italienne » (sic). Suite à leur demande, le 18 novembre 1901, après de nombreuses discussions, la Commission du Conseil central a décidé de présenter un rapport favorable à la création d’un poste de pasteur à Nice. Il reste à convaincre le ministre des Cultes ainsi que le ministre de la Commission des finances du Sénat et avant tout, obtenir l’adhésion du budget de la Chambre ce qui semble difficile. Combes mène un combat contre le cléricalisme. En dépit des difficultés, un pasteur est désigné, un local trouvé rue Pertinax. Mais l’Église de Nice s’est déchirée, des amis se sont querellés.

Table des matières

  1. Résumé de la 1ère partie
  2. 10 décembre 1901, inauguration de la rue Pertinax
  3. La nomination du conseil presbytéral
  4. La vie de la paroisse
    1. Les réunions de Réveil
    2. La société de couture
  5. La création d’un poste officiel pour le pasteur
  6. Le temple du boulevard dubouchage
    1. Projet d’achat
    2. Le régime des dons et legs
    3. Le legs Cochois
    4. Acte d’achat
    5. Le traitement du pasteur
    6. Des traitements convoites
  7. Une rente
    1. Le fond de garantie pour le paiement du traitement du pasteur
  8. La création officiel de la paroisse le 30 décembre 1902, « Une douce Ironie »
  9. Installation de Léopold Pellier le 26 avril 1903
  10. 1905
  11. Addendum

Télécharger le document : La Création de la paroisse réformée

Le Comité Protestant Français

Résumé

En 1899, une pétition est lancée par quelques paroissiens de nationalité française désireux d’ouvrir un poste de l’Église réformée à Nice. Le but – en réalité – est de prime abord de se séparer du pasteur Auguste Malan à qui il est fait de nombreux griefs : sa nationalité italienne, mais aussi diverses malversations – accusations toutefois non étayées et que l’on peut mettre en doute -, et le désir légitime d’avoir un pasteur de nationalité française. Bien vite, afin de convaincre leurs vis-à-vis ecclésiastiques et gouvernementaux, la raison exigera de déplacer les mobiles vers des motifs plus politiques.

Ce « combat » est mené par la seconde génération de français nés outre-var. Ils sont de plus en plus nombreux et leur nombre tend à surpasser celui des autochtones. Ces Niçois d’adoption sont soucieux de s’intégrer et certains enfants des hivernants de la première moitié du siècle et des débuts de l’annexion se sont installés définitivement. On note ainsi l’apparition d’une bourgeoisie indépendante du milieu proprement niçois. Parmi ceux-ci quelques protestants dont le docteur Édouard Pilatte, fils de Léon Pilatte, Charles Labat, un officier, et F. Appy, libraire. Leur première démarche est de créer un comité, le Comité protestant français (CPF), pour rassembler et dénombrer les protestants partisans de leur revendication.

Table des matières

  1. Résumé
  2. Rappel Historique
  3. Les prémices d’une rupture
  4. Le comité protestant Français
  5. Texte de la pétition
  6. La recherche d’un pasteur
    1. Les organisateurs du CPF
    2. Les contexte religieux, politique et dogmatique
      1. Des estimations
    3. La réponse de la Chiesa Valdese
    4. La réaction des pasteurs
      1. Hyppolite Draussin
      2. Paolo Geymonat
      3. Charles Luigi
      4. Eugène Ménégoz
      5. Le pasteur Gout
  7. Les intervenants
    1. Le consistoire de Marseille
    2. La commission permanente du Synode général officieux
    3. La conférence fraternelle
    4. Le conseil central
  8. Une campagne de presse
  9. La recherche d’un pasteur
    1. La candidature de Léopold Pellier
    2. Un transfert de poste : la paroisse d’Uzes
    3. Nomination en tant que pasteur auxiliaire
  10. Les autorités locales
  11. Le local de la rue Pertinax et son aménagement
    1. Demande d’indemnité de logement
  12. Conclusion

Télécharger le document : Le Commité Protestant Français

Les Églises Protestantes Germanophones

Résumé

La communauté évangélique de langue allemande est la seconde colonie étrangère en nombre dans le comté de Nice. Elle est composée d’Allemands, de Scandinaves, de Russes des provinces baltes, de Suisses alémaniques et de Néerlandais. Dès 1848 , des petits groupes d’obédiences diverses se rassemblent créant une véritable concurrence entre les divers comités religieux. Les germanophones forment une petite communauté de tendance luthérienne. La plupart parlent le français, mais pas les domestiques qu’ils emmènent avec eux. Pilatte avait déjà tenté d’instituer des cultes en allemand dans le temple de la rue Gioffredo. Un jeune homme originaire du Wurtemberg qui a passé sa jeunesse dans un  environnement piétiste, se sent la vocation d’un missionnaire et souhaite s’installer à Nice pour s’occuper de la communauté germanophone. En 1860, la petite communauté sans reconnaissance légale du gouvernement sarde tombe sous le coup de lois françaises très restrictives vis-à-vis des cultes non reconnus. Napoléon III, en 1861, rattache les luthériens des Alpes-Maritimes au consistoire de l’Église de la Confession d’Augsbourg de Paris.

Table des matières

  1. DIE DEUTSCHE EVANGELISCHE KIRCHE, LES DÉBUTS A NICE
    1. La vie de l’Église
    2. L’annexion du Comté de Nice et ses conséquences
    3. Le rattachement au consistoire de Paris
    4. La construction d’un lieu de culte
    5. La guerre franco-allemande et ses conséquences
    6. Les campagnes de presse
    7. Suppression du traitement
    8. 1905
  2. CANNES
  3. MENTON
  4. LES ALLEMANDS A MONACO
    1. Deutsche-evangelische Pastorationsgenossenschaft für Beaulieu-Monaco
    2. Beaulieu
  5. ADDENDA
    1. Des articles organiques des cultes protestants
    2. Le salaire des pasteurs
    3. Arch. Consist. luth, de Paris, Délib., reg. H, conc. Menton

Télécharger le document : 7 Troubles Églises germanophones

Des protestants dans la vallée de la Roya/Bevera

Préliminaires

La présence des Vaudois est attestée dans les vallées de la Roya et de la Bévéra notamment à Tende, Saorge, Sospel et à La Brigue ainsi que dans des villages situés de l’autre côté du col de Tende (Limone , Vernante ) dès le XIIIes. Ceux-ci prêchent une réforme de l’Église dans une région où nombre de superstitions, voire d’hérésies, fleurissent, et où les procès en sorcellerie sont courants. Le comté de Tende, fief d’une famille seigneuriale très puissante, est indépendant du duché de Savoie (il sera cédé en 1574). Tende est un lieu de passage stratégique sur le chemin qui mène de l’autre côté du col, vers Limone, Vernante et Cuneo. Une seule sente peut alors être empruntée pour se rendre sur la côte méditerranéenne : le chemin Tende-La Brigue-Triora-Taggia, une des routes du sel.

Dès son apparition le mouvement de réforme religieuse initié par Luther, Calvin, Zwingli, s’est répand dans le Sud de la France et la Provence. Après le massacre de Mérindol en 1545 ils ont fui la Provence et ont trouvé refuge dans les hautes vallées alpines des États de Savoie et plus particulièrement dans le comté de Tende où ils ont été bien accueillis. L’anticléricalisme partagé par les seigneurs féodaux et le souci d’indépendance vis-à-vis des grandes puissances auraient éveillé, peut-être, un courant d’empathie qui ne serait pas étranger à ces migrations. Cet anticléricalisme est à associer au prosélytisme valdéiste.

Plan

  • Avertissement
  • Préliminaires
  • Les Hérétiques
    • Les vaudois
    • Dans le comté de Nice
      • Sospel, Saorge et La Brigue au XVe s.
    • Dans le comté de Tende
      • Claude de Savoie, comte de Tende, une conversion ?
  • Les vestiges de l’histoire
    • La grotte des Cauette (parfois couette ou encore chouettes)
    • Des linteaux
  • Bilan

Télécharger le document : Des protestants dans la vallée de la Roya/Bevera

L’Église Vaudoise de Nice

Résumé

Si l’histoire de l’Eglise vaudoise est bien connue des historiens, son implantation dans le comté de Nice l’est bien moins. Pourtant ce fut la première Eglise protestante de langue française à être acceptée et reconnue par les rois sardes.

Dans mes précédents articles1 j’ai évoqué la naissance de l’Eglise vaudoise à Nice, son changement de statut en Eglise évangélique libre en 1860, suite à l’annexion. Ces quelques pages évoquent le retour de cette Eglise à la Table vaudoise.

Plan

  1. Les Vaudois
    • Du XVIe s. au XIXe siècle
    • Première moitié du XIXe siècle
    • La Table vaudoise seconde moitié du XIXe siècle.
  2. La nationalité et l’immigration
    • Le nationalisme dans l’ancien comté de Nice
    • Les Italiens
    • Qui est défini comme étranger ?
      • Des œuvres caritatives
      • La Fraternité vaudoise
    • Nice à l’aube du XXe siècle
  3. Évolution de L’Église vaudoise
    • Auguste Malan, notions biographiques

Télécharger le document : 10 L’eglise vaudoise

Des protestants dans la vallée de la Roya au 19ième siécle

Résumé

Début du XIXe s, les Piémontais fournissent l’essentiel de la main d’œuvre de l’exploitation des mines (zinc et plomb argentifère), et des carrières (sable et schiste) entreprise dans la vallée de la Haute-Roya par les Italiens, parmi ceux-ci, les Vaudois à la recherche de travail.  Moitié du XIXe siècle, le libéralisme des rois sabaudo-piémontais et les lettres patentes ont donné quelques droits aux Vaudois cantonnés dans les vallées piémontaises.

Ces hommes obligés de rester de longs mois sur place s’installent parfois avec leurs épouses. Dans une région particulièrement hostile de par son climat rude l’hiver et la difficulté du travail dans les mines, ils ont besoin d’aide spirituelle et matérielle. Certains ne resteront que le temps des travaux, d’autres s’établiront définitivement dans les hameaux et villages environnants. La Table vaudoise envoie pasteurs et évangélistes.

Table des matières

  • Avertissement
  • Introduction
  • Délimitation géographique
  • La communauté vaudoise
  • La Chiesa christiana evangelica
  • La villa Alpina, maison de Frédéric Mader à Tende
  • La fin des communautes vaudoises
  • Conclusion
  • Bibliographie

Télécharger le document : Des protestants dans la vallée de la Roya au 19ième siécle

L’Église Vaudoise à Nice – 19ième siècle : Une naissance singulière

Résumé

Edouard Corinaldi est une figure française bien connue dans l’histoire du comté de Nice de par ses publications dans lesquelles il raconte l’évolution de la ville de 1835 à 1900. Mais que sait-on au fait de sa vie privée ? Né d’une mère juive et d’un père protestant de nationalité britannique, Corinaldi est aussi le fondateur de l’Eglise vaudoise de Nice.

Table des matières

  • Prolegomenes
  • Un héritage surprenant
  • Edouard Corinaldi, vie professionnelle
  • Edouard Corinaldi et le protestantisme
  • bibliographie

Télécharger le document : L’Église Vaudoise à Nice – 19ième siècle : Une naissance singulière

Le Comité Protestant Français

L’Église a développé plusieurs œuvres pour les ressortissants d’origine italienne, une des raisons, parmi d’autres, qui fait dire à certains membres de l’Eglise vaudoise que c’est une église étrangère et de surcroît italienne. En 1895, la répartition du Conseil est modifiée et il est maintenant composé de trois Français (un ancien, deux diacres) ; deux Suisses (un ancien et un diacre) ; deux Vaudois (un ancien et le pasteur). L’Église maintient toutefois son cosmopolitisme : Français, Suisses, Italiens, Vaudois (la distinction continue à être faite), Russes, Allemands, Américains et Anglais sont répertoriés. Deux cultes ont lieu le dimanche l’un en français au temple de la rue Gioffredo et l’autre en italien, dans une salle de la rue Neuve-de-Villefranche, chaque branche a son école du dimanche, ses réunions d’édification, ses études bibliques. La rupture est consommée. La Loi de 1901 autorise les associations de personnes sans autorisation préalable. Une pétition en double exemplaire est lancée dans l’Église évangélique vaudoise de Nice par quelques paroissiens de nationalité française. Les auteurs de la pétition ambitionnent d’ouvrir à Nice, un poste de l’Église réformée.

Table des matières

  1. LES PREMICES D’UNE RUPTURE
  2. TEXTE DE LA PETITION
  3. LA RECHERCHE D’UN PASTEUR
    1. Les organisateurs du CPF
    2. Le contexte politique
    3. La dogmatique
    4. La réponse de la Chiesa Valdese
    5. Les réactions
    6. La réaction des pasteurs
      1. Hyppolite Draussin
      2. Paolo Geymonat
      3. Charles Luigi
      4. Eugène Ménégoz
      5. Le pasteur Gout
  4. LES INTERVENANTS RELIGIEUX
    1. La Société centrale protestante d’évangélisation
    2. Le consistoire de Marseille
    3. La Commission permanente du Synode général officieux
    4. La Conférence fraternelle
    5. Le Conseil central
  5. UNE CAMPAGNE DE PRESSE – LA POLITISATION
    1. La candidature de Léopold Pellier
    2. Pellier pasteur auxiliaire
  6. LE LOCAL DE LA RUE PERTINAX ET SON AMENAGEMENT

Télécharger le document : Le Comité Protestant Français – Myriam A. Orban

Troubles dans les Églises anglophones

Table des matières

  1. L’ÉGLISE ANGLICANE
    1. Les édifices
    2. PREMIÈRES INSTALLATIONS A NICE
  2. LES CONSÉQUENCES DU RATTACHEMENT
    1. Beaulieu
    2. Cannes
    3. Grasse
    4. Menton
    5. Vence
    6. 1905 Loi de séparation des Églises et de l’État
  3. L’ÉGLISE ÉCOSSAISE
    1. Origine de L’Église
    2. Nice
    3. Cannes
    4. Menton
  4. L’ÉGLISE ÉPISCOPALIENNE AMÉRICAINE – AMERICAN EPISCOPAL CHURCH OF THE HOLY SPIRIT
  5. BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE

 

Télécharger le document : Troubles dans les Églises Anglophone — Myriam A. Orban

Troubles dans les Églises Germanophones

La communauté évangélique de langue allemande est la seconde colonie étrangère en nombre dans le comté de Nice. Elle est composée d’Allemands, de Scandinaves, de Russes des provinces baltes, de Suisses alémaniques et de Néerlandais. Dès 1848 , des petits groupes d’obédiences diverses se rassemblent créant une véritable concurrence entre les divers comités religieux. Les germanophones forment une petite communauté de tendance luthérienne. La plupart parlent le français, mais pas les domestiques qu’ils emmènent avec eux. Pilatte avait déjà tenté d’instituer des cultes en allemand dans le temple de la rue Gioffredo. Un jeune homme originaire du Wurtemberg qui a passé sa jeunesse dans un environnement piétiste, se sent la vocation d’un missionnaire et souhaite s’installer à Nice pour s’occuper de la communauté germanophone. En 1860, la petite communauté sans reconnaissance légale du gouvernement sarde tombe donc sous le coup de lois françaises très restrictives vis-à-vis des cultes non reconnus. Napoléon III, en 1861, rattache les luthériens des Alpes-Maritimes au consistoire de l’Église de la Confession d’Augsbourg de Paris.

Table des matières

  1. DIE DEUTSCHE EVANGELISCHE KIRCHE, LES DÉBUTS A NICE
    1. La vie de l’Église
    2. L’annexion du Comté de Nice et ses conséquences
    3. Le rattachement au consistoire de Paris
    4. La construction d’un lieu de culte
    5. La guerre franco-allemande et ses conséquences
    6. Les campagnes de presse
    7. Suppression du traitement
    8. 1905
  2. CANNES
  3. MENTON
  4. LES ALLEMANDS A MONACO
    1. Deutsche-evangelische Pastorationsgenossenschaft für Beaulieu-Monaco
    2. Beaulieu
  5. ADDENDA
    1. Des articles organiques des cultes protestants
    2. Le salaire des pasteurs
    3. Arch. Consist. luth, de Paris, Délib., reg. H, conc. Menton
  6. BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE

 

Télécharger le document : Troubles dans les Églises Germanophones de Nice — Myriam A. Orban