Le Comité Protestant Français

L’Église a développé plusieurs œuvres pour les ressortissants d’origine italienne, une des raisons, parmi d’autres, qui fait dire à certains membres de l’Eglise vaudoise que c’est une église étrangère et de surcroît italienne. En 1895, la répartition du Conseil est modifiée et il est maintenant composé de trois Français (un ancien, deux diacres) ; deux Suisses (un ancien et un diacre) ; deux Vaudois (un ancien et le pasteur). L’Église maintient toutefois son cosmopolitisme : Français, Suisses, Italiens, Vaudois (la distinction continue à être faite), Russes, Allemands, Américains et Anglais sont répertoriés. Deux cultes ont lieu le dimanche l’un en français au temple de la rue Gioffredo et l’autre en italien, dans une salle de la rue Neuve-de-Villefranche, chaque branche a son école du dimanche, ses réunions d’édification, ses études bibliques. La rupture est consommée. La Loi de 1901 autorise les associations de personnes sans autorisation préalable. Une pétition en double exemplaire est lancée dans l’Église évangélique vaudoise de Nice par quelques paroissiens de nationalité française. Les auteurs de la pétition ambitionnent d’ouvrir à Nice, un poste de l’Église réformée.

Table des matières

  1. LES PREMICES D’UNE RUPTURE
  2. TEXTE DE LA PETITION
  3. LA RECHERCHE D’UN PASTEUR
    1. Les organisateurs du CPF
    2. Le contexte politique
    3. La dogmatique
    4. La réponse de la Chiesa Valdese
    5. Les réactions
    6. La réaction des pasteurs
      1. Hyppolite Draussin
      2. Paolo Geymonat
      3. Charles Luigi
      4. Eugène Ménégoz
      5. Le pasteur Gout
  4. LES INTERVENANTS RELIGIEUX
    1. La Société centrale protestante d’évangélisation
    2. Le consistoire de Marseille
    3. La Commission permanente du Synode général officieux
    4. La Conférence fraternelle
    5. Le Conseil central
  5. UNE CAMPAGNE DE PRESSE – LA POLITISATION
    1. La candidature de Léopold Pellier
    2. Pellier pasteur auxiliaire
  6. LE LOCAL DE LA RUE PERTINAX ET SON AMENAGEMENT

Télécharger le document : Le Comité Protestant Français – Myriam A. Orban